Formateurs et musiciens en résidence

Leyli Atashkar, târ et setârOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Après avoir étudié la musique persane et le setâr avec des maîtres réputés, Leyli Atashkar s’est concentrée sur le répertoire et le style exigeants des Anciens. Sa connaissance profonde de la poésie, des mètres et du rythme, ainsi que ses années passées en Asie Centrale, ont contribué à enrichir son jeu très classique. Elle a donné des concerts en Europe, au Tadjikistan, en Syrie, notamment au sein de l’Ensemble Rast et de l’Ensemble Leyli dont elle assure la direction et qui a présenté plusieurs programmes avec des musiciennes d’Iran et d’Ouzbékistan.

 

 

Georges Abdallah, chantIMG_6246

Né en 1982, Georges Abdallah chante dès son plus jeune âge le chant oriental. Il l’étudie au Conservatoire au Liban et se produit régulièrement en tant que soliste dans son pays. Il se nourrit également de la tradition byzantine de son Église grecque melkite catholique et travaille ce chant aux côtés du Père Makarios Haidamous. Installé en France depuis 2005, ses activités sont multiples : chanteur, chef de chœur et musicologue ; il s’attache à faire vivre le chant traditionnel libanais et byzantin. Sa voix chaude et son timbre unique en font l’un des jeunes spécialistes de la musique orientale en France aujourd’hui. Georges Abdallah a obtenu un Master en Musique et Musicologie à l’Université Paris-Sorbonne en travaillant sur la musique byzantino-orientale du compositeur libanais Elias Nashef. Depuis septembre 2011 il fait partie du groupe Beatus.

Georges Andrès, percussionsGeorges 3

Ancien batteur devenu vibraphoniste de jazz, Georges Andrès pratique depuis deux décennies la derbouka, le tapan et autres percussions orientales. Il est l’auteur d’une Méthode de tapan (inédite), instrument de percussion turc et balkanique dont il est un des rares spécialistes en France. Il s’oriente depuis quelque temps vers le kaval, flûte oblique macédonienne. Professeur de percussion, batterie et jazz à l’Ecole municipale de musique agréée de Vierzon (Cher). Directeur de l’association Hémisphère, organisateur et metteur en son de l”Ethno Dada Jazz Meeting. Il a travaillé avec Gaston Sylvestre, Vinko Globokar et Steve Lacy et a eu la joie de cueillir des champignons avec John Cage !!!

Site internet : www.collectif-hemisphere.fr

Emir Bouzaabia, ‘oudEMIR

Emir Bouzaabia, né en 1973 à Sousse (Tunisie) est à la fois musicien accompli (joueur de luth ‘oud, chanteur, percussionniste) et un excellent pédagogue. Formé à l’Institut Supérieur de Musique de Tunis, il s’est également formé en France, à l’UFR de Musique et Musicologie de l’université Paris-Sorbonne (D.E.A. En 2003). Il a également approfondi sa connaissance du mâluf auprès des grands maîtres Salim Fergani et Mohammed Bajdub. Il enseigne à présent la musique à Tunis, après avoir été en poste à l’Institut supérieur de musique du Kef (professeur de chant). Il a donné de nombreux concerts de musique classique orientale et de mâluf tunisien en France (Institut du Monde Arabe, Cité de la Musique), en Espagne (Grenade) et dans le monde arabe (Damas, Le Caire), aussi bien comme chanteur que comme luthiste. Il pratique également les répertoires de stambéli (équivalent tunisien de la musique des gnawa). Il est entré dans le projet Balk’Or en 2015, autant comme interprète, compositeur, que comme formateur (‘ud, maqam, chant arabe)

Jérôme Cler, saz, tanbûr.thumb_IMG_1484_1024

Après des études poussées de lettres classiques et philosophie, Jérôme Cler s’oriente vers l’ethnomusicologie. Actuellement maître de conférences à l’Université Paris Sorbonne, il joue et étudie les musiques des Balkans (Bulgarie et Grèce) et de Turquie depuis une vingtaine d’années. Il a appris le saz auprès du maître Talip Özkan et s’est perfectionné au cours de ses nombreux séjours en Turquie. Sa famille est enracinée à Rochetrejoux depuis plusieurs générations, c’est pourquoi il a souhaité établir son projet de résidence d’artistes à la Baudière.

 

Jean During : târ, setâr, sorud baloutcheJean During

S’est établi en l’Iran en 1971 et y vécu dix ans, étudiant târ et le setâr sous la tutelle des grands maîtres de la musique traditionnelle (Shahnâzi, Borumand, Forutan, Safvate). En 1977, il remporte le prix de setâr de la Télévision nationale iranienne. Son jeu du târ et du setâr se situe dans la ligne classique mais bénéficie de son approche d’autres cultures musicales. Il a étudié le tanbur kurde avec Shahâb Elâhi et dans les années 1990 s’est rendu régulièrement à Karachi pour pratiquer la viole baloutche sorud et son répertoire extatique. De 1999 à 2003 il a séjourné en Asie centrale et s’est familiarisé avec les musiques savantes ouzbek, tadjik et ouïgour. Il a publié douze ouvrages sur les traditions et les cultures de l’Asie intérieure, dont trois ont été traduits en persan. Ses compositions persanes ont été publiées en deux CD en Iran, avec le soutien de CulturesFrance et il a donné de nombreux concerts sur plusieurs continents.

 

Samir Homsi, percussionssamir

Passionné de musique il rentre au conservatoire de Damas en 1979 pour apprendre le oud et les percussions. Sa passion pour ces instruments le pousse à aller plus loin dans la découverte de tous types de percussions à travers le monde. En France depuis 1990, Samir parcourt le monde en accompagnant les plus grands chanteurs et les plus prestigieux orchestres orientaux.

Pauline Lorieux, contrebasse

Née en 1991, Pauline Lorieux étudie la contrebasse au conservatoire à rayonnement régional de Saint Maur avec Thierry Barbe. Premier prix de contrebasse en 2011, elle poursuit ses études en perfectionnement dans la classe de Sylvain Leprovost au conservatoire régional de Versailles. Elle intègre le CNSMD de Lyon en 2012. Curieuse d’explorer de nouveaux répertoires, elle s’intéresse au jazz et aux musiques traditionnelles. Dans le cadre de sa licence en Musique et Musicologie à l’Université Paris-Sorbonne, elle intègre l’atelier de musiques traditionnelles où elle pratique le üçtelli bağlama sous la direction de Jérôme Cler. Cet atelier lui donne l’occasion d’effectuer un stage en Turquie et de jouer ainsi, in situ, le répertoire appris.

Gozal Muminova, dotarGozal M

Guzal MUMINOVA est née à Khiva en 1977 dans une famille de musiciens, s’est dédiée très jeune à la tradition ouzbèke en jouant le dotâr et le rabâb. Au Conservatoire Supérieur de Tachkent, elle fut la disciple choyée des fameux maîtres Abdurahim Hamidov et Turgun Alimatov. Elle obtint le prix de dotâr au concours de Maqâm de 1999, et depuis, est devenue un des meilleurs maîtres de cet instrument et un des rares représentant de la lignée de Fakhriddin Sâdiqov et des maîtres de Ferghana- Tachkent. Son répertoire couvre aussi bien les pièces classiques du Shashmaqâm, que les chansons légères du Khorezm et les compositions spécifiques pour dotâr. Elle enseigne au Conservatoire supérieur de Tachkent et a donné de nombreux concerts en Europe, en Asie centrale, ainsi qu’en Chine et en Iran. Avec l’Ensemble Leyli, elle a introduit avec succès le dotâr dans le répertoire classique persan, en particulier dans les pièces rythmées où cet instrument s’associe harmonieusement avec le setâr et donne à l’ensemble un son chaleureux. Elle est professeur au conservatoire national de Tashkent.

Alexandros Papadimitrakis, ‘oud, laftaALEXANDROS

le ‘oudiste Alexandros Papadimitrakis a étudié auprès de Yurdal Tokcan, Sokratis Sinopoulos, et interprète plusieurs genres musicaux, de la musique grecque et ottomane à la musique improvisée actuelle ; il a collaboré entre autres avec Mikhalis Kouloumis, Kudsi Ergüner, Christos Tsiamoulis, Sokratis Sinopoulos, Robyn Schulkowsky, Willem Tanke, l’Achéron/François Joubert-Caillet, la chorégraphe Lia Tsolako, le théâtre national de Grèce et l’Orchestre Philarmonique d’Augsbourg. Il vit actuellement entre Athènes Rotterdam et Paris et enseigne au CODARTS, Conservatoire de Rotterdam.

Ruben Tenenbaumruben.jpg

Attiré par la musique dès le plus jeune âge, Ruben Tenenbaum commence par apprendre le violon classique. Ce sont pourtant les sonorités de l’orient qui vont le pousser très tôt à voyager puis à s’installer à Istanbul. Là, il étudie le violon auprès de Serdar Pazarcıoğlu et Kemal Demir, fréquente assidument les meşk de Necati Çelik et les cercles de musique stanbouliotes (cemiyet). Il approfondit également sa connaissance du makam avec Derya  Türkan et Sokrates Sinopoulos lors des séminaires organisés par Labyrinth en Crète. Si la musique ottomane et le rebetiko constituent l’essentiel de son bagage, il ne néglige pourtant pas la recherche de sonorités et de formes nouvelles, en continuant d’explorer le monde des musiques improvisées, notamment au sein du trio Kemik (Vincent Posty, Anıl Eraslan). Il se produit régulièrement en Turquie ,France, Belgique et  Grèce avec les groupes Lâmekân  (Tristan Driessens-Robbe Kieckens), Taş Plak Kumpnyası, Mehtap (Lior Blindermann), Zografi (Cyrille Auchapt-Gürkan Özkan), Tevazu…                                site internet : www.kemiktrio.comwww.myspace.com/rubentenenbaum

 

Gülay Hacer Toruk, chantGülay 2

Gülay Hacer Toruk, chanteuse française d’origine turque, est aujourd’hui considérée comme l’une des incarnations les plus marquantes du chant traditionnel turc. Elle présente la musique turque dans toute sa richesse mais est connue également pour son éclectisme artistique, travaillant tant avec des musiciens de traditions et genres confondus que des danseurs, des conteurs ou encore des compositeurs contemporains. Elle s’est produite notamment au sein du trio de polyphonies vocales Tzane (CD Gaïtani, Naïve 2010), ainsi qu’avec la danseuse-chorégraphe Paola Ruggeri, l’ensemble renaissance Doulce Mémoire ou encore avec le musicien Titi Robin. Née à Istanbul, elle est comme cette ville, le regard, le cœur tournés vers l’Orient et l’Occident tout à la fois.     Site internet : http://www.gulayhacertoruk.com/