CHANT BYZANTIN ET MAKAM OTTOMAN (2-5 juin 2017)

fresque

-enseignants : Georges Abdallah, chant, Ruben Tenenbaum, violon, Alexandros Papadimitrakis, ‘oud)

-public : chanteuses et chanteurs s’intéressant au chant byzantin, et au chant modal en général ; instrumentistes : luths et cordes frottées sans frettes.

-objectifs : initiation à la maîtrise des 8 modes de l’octoèkhos byzantin, et des principaux makam (modes) ottomans correspondants ; -travail de détail sur l’intonation, l’ornementation et l’improvisation modale, tant pour le chant byzantin que pour la pratique instrumentale du makam.

-mise en commun de ces deux langues musicales dans une pratique collective, en fin de journée.

-le stage s’appuiera sur deux master-class au choix (chant byzantin/makam ottoman)

prix : 300€/étudiants, chômeurs : 200€. Stage conventionné AFDAS : s’adresser à sa délégation.

Forfait hébergement/pension complète : 100€

Descriptif complet du stage : depliant-stage-byzantin-ottoman-2017

FICHE D’INSCRIPTION POUR STAGE : fiche-dinscription-tous-stages

ARGUMENT :

Lorsqu’on aborde les musiques d’orient, on s’aperçoit qu’elles constituent une grande famille dont les nombreuses traditions seraient les différents membres.

L’association La Baudière propose une plongée croisée au sein de deux de ces musiques sœurs, à savoir les traditions byzantine et ottomane. En effet, ces deux musiques se sont développées au même endroit, Constantinople devenue Istanbul, et n’ont cessé de s’influencer au cours des siècles. Si la musique byzantine rayonne dans tout le moyen orient, les ottomans ont su s’approprier certaines des conceptions byzantines du développement des modes et de l’intonation dans l’établissement de leur musique. Suite à la chute de Constantinople, les compositeurs turcs et rums (= grecs orthodoxes) continuent de faire évoluer la musique en s’inspirant mutuellement, ce qui donne naissance à une esthétique commune et propre à Istanbul.

Toutes deux placent au centre la pratique vocale alliée à un accompagnement instrumental raffiné (uniquement pour le répertoire profane dans le cas byzantin). Il s’agit dans les deux cas d’un système modal et les deux musiques sont extrêmement proches, qu’il s’agisse de l’intonation ou du style.

Les stagiaires, instrumentistes et chanteurs, seront amenés à travailler des modes (èkhos/makam) et un répertoire commun. Seront ainsi abordés les aspects théoriques et stylistiques propres à ces musiques ainsi que les problématiques posées par leur rapprochement, leur comparaison. Le travail sera divisé entre des moments d’étude par discipline et de réunion entre instrumentistes et chanteurs. Pour les chanteurs, en particulier, l’intonation et les intervalles seront particulièrement étudiés, du fait de la compétence du formateur en makam (arabe et ottoman) .

NB : Il ne s’agira pas de produire ou d’enseigner des théories sur les relations entre le chant byzantin et le makam, mais d’expérimenter leur rencontre par la pratique même.

Niveau requis :
– Chanteuses et chanteurs confirmés, souhaitant s’initier au chant byzantin, et approfondir leur pratique du chant modal (makam)
– Les musiciens pratiquant déjà un instrument oriental comme le ‘oud devront comptabiliser au moins 3 années de pratique.

 Cordes frottées : un bon niveau est requis en technique instrumentale, pour aborder les univers modaux, s’exercer aux intonations du makam (micro-intervalles).